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LA HONTE

 
Groupe Crédit Agricole: 9 Milliards de profits (record historique)
 
 Dont 3 milliards apportés par les 39 Caisses Régionales,
 
et …3 milliards reversés aux actionnaires.
 
 
Et pour les 76.000 salariés des Caisses Régionales ?
 
 

Une prime PEPA versée en janvier dernier de 800€ (coût pour l'ensemble des 39 CR :  53 millions €. Un "effort" à comparer par rapport aux 3 Milliards de bénéfices cumulés par les CR et leurs salariés : 

1,76 % du gâteau... Merci pour le pourboire.

 
  • 0,77 % d'augmentation générale sur les salaires avec une inflation qui explose aujourd'hui à 5% et en fin d'année combien ? 7, 8, …..9 % ?
 
Qui pour admettre ça ?
 

La redistribution n'existe pas. Les uns se gavent. Les autres se partagent les miettes.

 

L'intersyndicale FO - CFDT  Nord de France revendique une hausse des salaires indexée sur l'inflation pour stopper l'effondrement du pouvoir d'achat, et à minima dans l’immédiat à 4,5 %.

 
Lille, le 24 Mai 2022                                

 

            

         

 

 

 

 

Retour sur la manifestation du 09 Mai

 

Bonjour à tous,

Les représentants FO-CFDT remercient sincèrement tous les collègues qui ont fait le déplacement pour participer à la manifestation. Parfois malgré la distance, et les obligations familiales inhérentes au jour de repos du lundi. Merci à toutes et à tous pour le soutien que vous nous avez apporté.

Ci-dessous la synthèse du mouvement :

Après une heure de manifestation, la Direction a souhaité nous rencontrer par l’intermédiaire de son DG Adjoint Emmanuel Barras. Il a réitéré "sa volonté d'écoute" et de prise en compte des difficultés rencontrées", soulignant que, de son point de vue, Tempo "affichait des résultats positifs" mais admettant aussi "qu'il restait également des points non aboutis”, et que "tout n'était pas satisfaisant".

Bon d'accord..., remarquez on ne s'attendait pas non plus à ce qu'il nous la fasse à la japonaise, en inclinant le buste pour dire : "excusez-nous mais sur Tempo on s'est planté".  C'est pas trop le genre de la maison. Au Crédit Agricole quand les dirigeants ont des succès, les trompettes sont de sortie pour saluer leur esprit visionnaire mais quand ils se plantent c'est juste parce que "tout n'a pas été satisfaisant". Depuis le temps, on connait la chanson. 

Nous avons indiqué à Emmanuel Barras que le diagnostic de la situation était simple : "vous avez complètement sous-estimé la surcharge de travail que votre réorganisation Tempo a provoquée. Cette charge est aujourd'hui totalement déséquilibrée et les salariés sont au bout de leur capacité à l'absorber."

Dans le réseau d'agences, il est urgentissime de corriger le niveau d'hyper polyvalence et de sollicitations dans lequel Tempo a plongé les salariés. Ces raisons vous les connaissez : création de charges supplémentaires par suppression de l'accueil, mise en place des boucles d'appels téléphoniques, transfert de tous les appels entrants non qualifiés du CRC vers les agences, maintien à l'identique de toutes les autres tâches existant avant Tempo et forte augmentation des ambitions commerciales sur trois ans.

Ce mode de fonctionnement n'est plus tenable dans la durée. Il y a forcément un seuil à partir duquel les salariés n’ont plus la capacité de tout mener de front. Ce seuil a été largement atteint et leur niveau de résistance actuel est proche du plus bas. C'est pour nous un fait incontestable.

Sur les marchés spécialisés, les représentants FO-CFDT ont mis en évidence l'alourdissement très chronophage des procédures de montage des dossiers, ajouté à une analyse décisionnelle rendue très complexe en raison d’une énorme quantité de données (fiche de délégation) que les collègues doivent ensuite croiser et vérifier par des “allers-retours” sur des outils différents, lesquels outils aboutissent parfois à une prise de délégation différente ! Allez donc vous y retrouver.... De plus, et ce n'est pas un détail, ces procédures aussi lourdes que complexes exposent les Chargés d'Affaires à un risque d'erreur permanent et engagent leur responsabilité. Vous savez comment ça se passe quand un dossier de prêt que vous avez monté et décidé se plante et part au contentieux financier ou juridique d'ailleurs :  on vient demander des comptes à celui ou celle qui l'a monté et signé. Ni plus, ni moins.

Coté Banque Privée, là aussi, augmentation de la charge par le transfert des demandes de délégation d’assurance (Opale) additionnée nouvellement à la mission de vendre de produits IARD alors que la prescription de cette activité sur les Conseillers, les Middle ou le CRC serait tout aussi efficace et adaptée. D'abord parce qu'elle apporterait de la matière “Assurance” aux Conseillers et ensuite parce qu'elle permettrait au CGP et Conseillers Privés de se concentrer sur leur cœur de métier patrimonial. Ils sont un petit peu là pour ça à la base. La prescription des produits IARD, c'est d'ailleurs ce qui se pratiquait avant Tempo et cela fonctionnait très bien. Au lieu de cela la Direction les envoie tous perdre leur temps en formation IARD.

Réponse de la Direction :

Emmanuel Barras commence par préciser que la Direction se trouve en période de transition avec l’arrivée imminente d’un nouveau DG à qui sera présenté un bilan global du projet Tempo un an après sa mise en œuvre. En clair, comprenez : je ne peux pas prendre de décision actuellement.

Sur la charge des boucles d’appels téléphoniques, il a reconnu que le système n’était pas “satisfaisant sur tous les points”, ni “abouti” et il l’a même qualifié de “charge excessive”. Poursuivant "qu’il était ouvert à ce que ce système fasse l’objet d’évolution". Ah quand même...voilà une lueur d'espoir. Ce ne sont peut-être que des mots mais il faut bien commencer quelque part. Dont acte.

Concernant la suppression des postes d’accueil et l’impact de la charge supplémentaire reportée sur les Conseillers, Emmanuel Barras n’a pu formuler aucune proposition.

Cela ne nous a pas étonné, tant la direction s’est engagée elle-même dans une impasse avec cette décision très mal calibrée et sous-estimée en termes de conséquences. Donc question : quelle solution correctrice avons-nous maintenant ?

C'est l'impasse car on ne va pas remettre les Assistants devenus Conseillers Commerciaux à l'accueil et la Direction ne va pas embaucher 200 personnes pour occuper ces mêmes postes qu’elle vient de supprimer. Voilà le travail.

Du point de vue FO-CFDT, à part des salariés qui de leur propre volonté, et en gardant leur niveau d’emploi, voudraient lever le pied sur l’activité commerciale d’un portefeuille à gérer en demandant à être affectés à temps plein au poste d’accueil, nous ne voyons pas d’autre solution. C’est une solution qui pourrait exister ici ou là selon les volontaires mais de là à dire qu'elle pourrait couvrir les 179 agences concernées il y a un monde....

Sur les problématiques des Marchés spécialisés, Emmanuel Barras a reconnu sans tourner autour du pot "la lourdeur des procédures". À notre question "quand comptez-vous mettre en place une procédure simplifiée ? Il nous a répondu :"nous travaillons actuellement sans relâche sur ce dossier mais nous ne passerons pas l'été comme ça". Très bien, l’engagement est pris.

L'entretien s’est terminé là-dessus, avec une fois encore la volonté réitérée par Emmanuel Barras de "rester à l’écoute et également de faire des points d’étape réguliers avec les représentants du Personnel sur l’évolution du dispositif Tempo". Nous avons conclu en répétant à la Direction que "cette manifestation d’aujourd’hui n’était que le début de ce type d’expression de mécontentement, et qu’il était indispensable que le nouveau DG soit bien conscient de l’état de fatigue et de lassitude extrême dans lequel se trouvent les salariés actuellement. Pour nous, syndicat FO – CFDT, le prix à payer de ces conditions de travail est devenu trop cher."

Nous terminerons cette synthèse en vous disant, chers collègues : surtout ne croyez pas que ce type de manifestation ne serve à rien. Vous vous tromperiez.  C'est tout le contraire. Quand nous sommes capables de nous rassembler, nous montrons à la Direction que nous n'allons pas tout accepter, à n'importe quel prix.  

Par contre soyez définitivement sûr d'une chose, : si personne ne bouge, si individuellement nous pensons que "ça ne sert rien", alors oui, le message que vous envoyez par l'inaction est celui de l'acceptation. Il n'a pas d'autre sens. Si nous n'avons pas de réaction collective nous validons ce qu'on décidera demain pour nous. Et qui sait ce que nous aurons devant nous ? Nous n'avons pas tous les moyens mais nous en avons un qui compte : celui du nombre. C'est le seul quand il faut dire "stop", et le fait qu'il y ait eu une mobilisation lundi 9 mai a porté ses fruits. C'est ce qu'il faut surtout retenir.

 

Encore une minute de votre attention svp :

Nous n'aimons pas la polémique syndicale. Chaque organisation est libre des positions qu’elle prend et nous respectons ce principe. Vous l’avez peut-être remarqué ou pas, mais l’intersyndicale FO- CFDT n’a jamais à aucun moment mentionné, ne serait-ce, que le nom des autres organisations syndicales, ni encore moins fait de commentaires sur leurs positions sur le Dossier Tempo. Nous prenons nos responsabilités et chacun est libre de prendre les siennes.

Mais évidemment il y a des limites à cette réserve. Notamment quand nous découvrons que le syndicat Sneca-CGC se permet dans ses communications de nous faire tenir des propos accusateurs " anti-cadres " que nous n’avons jamais tenus.

Le Sneca/CGC tente de justifier son immobilisme par une basse propagande de dénigrement mais la ficelle est un peu grosse.

L'intersyndicale FO-CFDT a également bon nombre d'adhérents et aussi d'élus “cadres” dont l'action démontre le caractère grotesque et mensonger de ces propos. Comment serions-nous "anti-cadres " quand nous venons d'écrire ceci pour appeler à la manifestation :

"La Manif du Lundi 9 Mai vise à dénoncer des conditions de travail très dégradées qui touchent tous les métiers et toutes les catégories y compris les managers. Leur rôle d'accompagnateur initialement prévu par Tempo est devenu un an après, celui du pompier de service en permanence en train de colmater les brèches et contraint d'animer des équipes à bout de souffle."

Le SNECA/CGC est donc amnésique. Nous allons l'aider à retrouver la mémoire. Pour cela, nous allons nous en tenir à des faits que chacun d'entre vous pourra vérifier.

Le SNECA/CGC découvre donc aujourd'hui qu'avec Tempo Commercial "la charge de travail a explosé" et dénonce dans sa communication, "la dégradation des conditions de travail".

Heureusement le papier ne refuse pas l'encre. Ils peuvent donc l'écrire.

Par contre, il y a une chose que nous ne comprenons pas : quand la direction se présente devant les élus du CSE le 23 Septembre 2020 pour recueillir l'avis officiel sur le dossier TEMPO, pourquoi le SNECA / CGC vote-t-il  "pour" comme un seul homme ? Do you remember ?  

Autre point : pourquoi quand l'intersyndicale FO-CFDT demande le recours à une expertise pour évaluer les conséquences de ce projet dont il était flagrant qu'il serait destructeur pour les salariés, le SNECA/CGC combat même l'idée et vote "Contre" l'expertise ! Sachant que c'est la Loi elle-même qui permet aux salariés de recourir à un expert quand des projets de restructuration de grosse ampleur sont prévus. Quand on lit les conclusions de ce rapport qui expose les risques attendus, elles confirment ce que nous vivons aujourd'hui. Ce rapport a été communiqué à tous les élus avant qu'ils rendent leur avis et malgré cela le SNECA/CGC votera quand même "pour" Tempo. La suite vous la connaissez.

Donc en résumé, le Sneca/CGC est aujourd'hui "contre" les dégâts du Projet Tempo pour lequel il vient de voter "pour" hier.  C'est vrai que c'est cohérent. En attendant, quand on prend une position il faut savoir l'assumer devant les salariés dont ils prétendent défendre les intérêts.

C'est pourquoi, comme ils sont "légèrement gênés aux entournures", il est plus facile de justifier leur position en cherchant des bouc-émissaires du côté de l'intersyndicale FO-CFDT.

Une dernière chose : dans les deux récents mouvements sociaux en Caisse Régionale Côte d'Armor et Finistère qui concernaient aussi les conditions de travail, là-bas les représentants du Sneca-CGC étaient présents dans le mouvement. Eux…

 

Merci encore pour votre attention

Les Représentants FO-CFDT

 

 

 

FO CFDT VIDEO 

STOP aux Conditions de Travail imposées par la Réorganisation Tempo Commercial !

APPEL A MANIFESTER LE LUNDI 9 MAI de 10H à 12H - Square Foch face à la Caisse Régionale

VENEZ NOMBREUX !

 

INFO ACTU CA NDF

Déclaration des élus FO et CFDT. Consultation CSE du 17 Mars 2022

FONCTIONNEMENT DES PETITES AGENCES

Les élus FO et CFDT se sont exprimés lors du CSE du 24 février 2022 sur le dossier « l’amélioration du Parcours clients, agence conseil l’après-midi » concernant le mode de fonctionnement des 103 petites agences de 2 et 3 ETP.

 

Il ressort de leur analyse que la Direction a opté pour une solution qui cherche à répondre à l'équation suivante : " Comment travailler en agence fermée tout en la maintenant ouverte ou à l'inverse, comment travailler en agence ouverte tout en indiquant que nous sommes fermés".

Cette réflexion a donc accouché de la solution suivante : dans le projet, 84 agences sur les 103 existantes seront fermées l'après-midi et fonctionneront uniquement sur rendez-vous. Mais tout en étant fermées, elles resteront ouvertes car tout client qui se présentera sans rendez-vous pourra sonner à une porte afin que sa demande soit traitée. Le collègue qui viendra alors lui ouvrir lui indiquera s'il est disponible ou pas pour répondre à sa demande.

La Direction excelle dans le jeu de vouloir marier les contraires. De leur côté, les élus FO-CFDT considèrent qu'en voulant se situer dans "l'entre-deux", histoire de satisfaire tout le monde, elle prend en fait le risque énorme de mécontenter les deux parties, clients et salariés car il n'est pas difficile d'imaginer que le client qui viendra sans rendez-vous et trouvant porte close n'appréciera pas d'avoir à "sonner" le conseiller bancaire pour qu'il lui ouvre et il appréciera encore moins de se voir refuser le traitement de son opération en étant invité à revenir un autre jour parce que le conseiller lui répondra qu'il n'est pas disponible, alors que le client se sera déplacé.

En faisant reposer sur le seul salarié la décision de laisser entrer ou pas le client pour traiter sa demande, la Direction expose grandement celui-ci à tous les types de réactions et nous pensons évidemment au risque fort d'incivilités qui en découlerait. Sans compter les situations où il y aura plusieurs clients sans rendez-vous derrière la porte. Que fera alors le salarié en présence de ceux-ci ? Demandera-t-il à tour de rôle à chacun des clients quel est l'objet de sa visite au mépris de toute confidentialité et répondra-t-il "oui pour vous je vais traiter" et "non désolé pour vous mais je ne peux pas maintenant ?" Quelle garantie la Direction a-t-elle que ce simple cas de figure qui ne relèvera pas de l'exceptionnel ne se produise et ne provoque des réactions de clients très négatives ?

Il faut bien admettre que nous changeons radicalement la donne. Nous passons d'un modèle où les clients se rendaient à leur agence en étant assurés d'être reçus, à un modèle où les clients devront se signaler par une sonnerie sans être sûr de ne pas être éconduits. Rappelons que la Direction estime à 33 % la proportion de clients qui se présente en agence sans rendez-vous. Ce qui signifie qu'un client sur trois ne sera pas sûr de voir sa demande traitée.

Pour les élus FO-CFDT, nous considérons qu'il est préférable d'assumer des choix clairs et lisibles qui permettent aux salariés de travailler sereinement et à la clientèle d'être reçue dans de bonnes conditions.

Par conséquent nous sommes contre ce projet de fonctionnement des petites unités de 2 et 3 ETP qui, rappelons-le, représentent 45 % du total des agences.

En lieu et place les élus FO-CFDT proposent un système simple, d'agences ouvertes le matin et fermées l'après-midi pour se consacrer à la réception de clients uniquement sur rendez-vous.

En clair, le modèle doit être simple, tant pour les clients que pour les salariés. Soit l'agence est ouverte et chaque client est traité, soit elle est fermée et le client sait que s'il n'a pas rendez-vous, il ne sera pas pris en charge.

 

Les Élus FO-CFDT

 

 

 

 

 

 

 

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