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L’Insee table sur une baisse du chômage en France au 1er semestre 2017

L’INSEE table sur une baisse du chômage en France au 1er semestre 2017

Liaisons sociales Quotidien - L'actualité, Nº 17224, 19 décembre 2016

Dans sa note de conjoncture, publiée le 15 décembre, l’Insee anticipe une accélération de la croissance en France, avec un PIB en hausse de 0,4 % fin 2016. L’activité ne faiblirait quasiment pas début 2017 (+ 0,3 % au premier trimestre, puis + 0,4 % au deuxième). Selon l’Insee, ce contexte économique permettrait de faire légèrement reculer le chômage.

Dans sa note de conjoncture diffusée le 15 décembre 2016, l’Insee entrevoit une légère hausse de l’activité économique en France d’ici la fin de l’année, qui porterait la croissance sur 2016 à + 1,2 %. L’emploi total progresserait de 70 000 postes au premier semestre 2017.

Cette hausse étant supérieure à la variation de la population active, le chômage diminuerait pour atteindre à la mi-2017 à 9,8 % en France (y compris DOM), contre 10,0 % à l’été 2016.

 

L’activité se maintiendrait dans la zone euro

D’ici à la fin 2016, l’activité dans les économies développées conserverait son élan (+ 0,5 % au quatrième trimestre 2016) et se replierait très légèrement au premier semestre 2017 (+ 0,4 % par trimestre). Portée par une demande interne « revigorée », la croissance américaine resterait robuste (+ 0,6 % fin 2016 puis + 0,5 % par trimestre au premier semestre 2017), portant la croissance annuelle à + 1,6 % en 2016 (après + 2,6 % en 2015). Au Japon, après avoir ralenti à l’été, l’activité progresserait modérément, de + 0,2 % à + 0,3 % par trimestre jusqu’à mi-2017, « à la faveur du redémarrage de la consommation des ménages ».

Dans les économies émergentes, le climat conjoncturel s’améliorerait graduellement d’ici mi-2017, notamment en Chine qui retrouverait un rythme de croissance de 1,7 % % par trimestre jusqu’à mi-2017. Au Brésil, la récession s’atténuerait, tandis que la Russie renouerait timidement avec la croissance.

S’agissant de la zone euro, l’activité économique accélérerait légèrement au quatrième trimestre, à + 0,4 % et se maintiendrait à ce rythme durant le premier semestre 2017. Ce dynamisme proviendrait essentiellement de l’Allemagne (+ 0,5 % par trimestre). L’activité économique ralentirait progressivement en Espagne (+ 0,6 % au premier trimestre 2017 puis + 0,5 % au deuxième) et resterait modeste en Italie (+ 0,2 % par trimestre au premier semestre 2017).

En revanche, au Royaume-Uni, l’activité ralentirait en fin d’année 2016 (+ 0,3 %) et début 2017 (+ 0,3 % au premier trimestre, puis + 0,2 % au deuxième), « l’investissement des entreprises et la consommation des ménages pâtissant des premiers effets du vote décidant du Brexit », explique l’Insee.

Ce scénario est néanmoins entouré d’« aléas ». En effet, selon l’Insee, après la victoire du « non » au référendum italien, du Brexit au Royaume-Uni et Donald Trump à la présidentielle américaine, et avant de prochaines élections nationales en France et en Allemagne en 2017, les incertitudes politiques restent fortes et pourraient entamer le climat des affaires. Par ailleurs, les ménages européens ont accru leur propension à épargner depuis fin 2015 et le scénario retenu suppose qu’ils ne l’augmenteraient pas davantage.

 

L’économie française accélérerait légèrement

En France, la demande interne tirerait la croissance du PIB qui s’élèverait, selon l’Insee, « légèrement » fin 2016, à + 0,4 %, puis resterait « quasiment » à ce niveau au premier semestre 2017 : + 0,3 % au premier, puis + 0,4 % au deuxième trimestre. La croissance atteindrait + 1,2 % en moyenne en 2016, l’acquis de croissance pour 2017 s’élevant à + 1,0 % à mi-année, comme un an plus tôt. La consommation des ménages redémarrerait au quatrième trimestre 2016 (+ 0,5 %), puis progresserait de 0,3 % par trimestre au premier semestre 2017, portée par les hausses récentes du pouvoir d’achat.

 

Le taux de chômage diminuerait d’ici mi-2017

D’ici la mi-2017, l’emploi marchand continuerait de progresser « solidement », encore soutenu par les dispositifs visant à enrichir la croissance en emplois (crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi, Pacte de responsabilité et de solidarité, prime à l’embauche dans les PME). Ces derniers généreraient 40 000 emplois au premier semestre 2017, contre 50 000 au second semestre 2016. Ainsi, après avoir crû de 80 000 postes au second semestre 2016, l’emploi marchand progresserait de 60 000 en première moitié d’année 2017. Dans le secteur non marchand, l’emploi continuerait d’augmenter modérément au premier semestre 2017 (+ 8 000 emplois, comme au semestre précédent), essentiellement grâce à sa composante privée : le nombre de bénéficiaires de contrats aidés se stabiliserait quasiment, celui des fonctionnaires baisserait de nouveau légèrement, notamment dans les collectivités locales.

Au final, l’emploi total augmenterait de 188 000 en 2016 (après + 116 000 en 2015). Il progresserait ensuite de 70 000 postes au premier semestre 2017 (après + 88 000 au second semestre 2016). Ces créations d’emploi dépasseraient légèrement la progression attendue de la population active permettant ainsi au chômage de diminuer. Mi-2017, il s’établirait à 9,8 % (9,5 % en France métropolitaine).

Last modified onjeudi, 29 décembre 2016 05:15
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